Le conte dans son entier à été écrit sur papier le 15 février 2006.
Conte à épisode, inspiré du tableau éponyme,
peint par Thierry Lafond.

Belle image, n'est-ce pas? Alors, cher visiteur, je te laisse quelques minutes pour t'en imprégner; puis viens, à ton rythme, lire ce conte; ceci dit, le contraire est possible, lire d'abord et voir -que dis-je? admirer l'oeuvre- ne cause aucun problème. Fais comme tu veux et bonne lecture.

Avant-Propos ;
Non, cher lecteur-visiteur !
Non, tu n'y échapperas pas! Je me tape bien des introductions, des avant-avant avant-propos, des préfaces, des postfaces, quand je vais moi-même sur des sites internet, quand je lis des livres, alors, voilà, c'est à mon tour d'en écrire un (hé, hé, vengeance! heu...contre quoi, au fait?) ; mais je te rassures tout de suite; ce sera plus court que le conte lui-même!
Il est évident que ce tableau m'a parlé, et que donc ce conte est un cadeau à Thierry Lafond, peintre de talent, artiste sensible et tout et tout. Il ira loin, ce petit.
Thierry est aussi webmaster du site "Les Galeries du Temps à Naître"(ça, c'est juste pour la pub).

D'ailleurs, si le plaisir d'écrire et de raconter est bien là, si chaque artiste du site recevra un clin d'oeil de ma part, ce ne sera pas pour tout de suite...je laisse le temps au temps; je réponds d'ores et déjà à la question "Pourquoi as-tu choisi ce tableau" (ou autre oeuvre); en disant que ce n'est pas moi qui choisit tel ou tel sujet; c'est le sujet lui-même qui me parle, qui me tapote sur l'épaule en me disant "Salut! Veux-tu conter quelque chose sur moi?", qui prend possession(pour un temps limité) de ma main et de ma plume, qui couche les mots sur le papier; si je vois ceci ou cela, si je suis attirée par une chanson ou autre, ce n'est pas forcément l'étoile la plus brillante qui va se trouver dans ma mémoire, mais la petite étoile à côté, qui brille par intermittence, comme si elle était timide.
Te voilà, prévenu, cher lecteur visiteur; donc si tu aimes ce que j'écris, et si en plus tu as pris plaisir à l'avant-propos, ne t'en prends qu'à toi-même!!
Une dernière chose avant de revenir au conte lui-même; il n'existe pas, à ma connaissance tout au moins, d'antidote au plaisir de raconter, et de la lecture; une fois prise, l'habitude et le plaisir font phénomène d'accoutumance, et j'en suis victime; me soigner pour ça? Ah, ben non, alors!!
_________________________________________________________________
Maintenant, ça suffit, je passe à l'introduction.

La dame en bleu.
Qui donc frappe à ma porte? Ah, c'est toi , cher lecteur! C'est gentil d'être venu!
J'ai là un tableau qui nous invite au voyage, il suffit d'y entrer; tu tombes donc tout à fait bien. Prépare-toi à voyager dans une partie du temps qui peut-être n'a jamais existée, peut-être existera-t-elle, peut-être même se déroule-t-elle alors que je l'écris, ou que tu la lis, je n'en sais rien.
Ou encore s'est-elle passée pendant le premier ou le dernier coup de pinceau du peintre, ou entre les deux, je ne sais pas, et ce n'est pas important; l'important est l'existence de ce tableau et des histoires à conter, rapporter, inventer, comme toute forme d'art, création, transmission.

Je tiens à re-dire que c'est cette dame en bleu qui m'a chuchoté son histoire à l'oreille, c'est elle qui m'a choisi; elle était si gentille, si belle aussi, si émouvante, comme le sont les anges, les fées, les sirènes et les hommes et femmes qui connaissent la nature humaine et qui sont emplis de compassion, que je ne pouvais pas refuser.

J'avais donc rangé cette image dans les archives de ma mémoire de mes rêves, et c'est elle qui a pris vie; donc, j'ai écrit ce qui suit.

La dame en bleu donc m'a pris la main et m'a emmenée dans le tableau...et j'ai vu un paysage magnifique, mais terrible, un désert de sable et de roches, et voilà que ma nouvelle amie me fait cette prière; "Voilà, c'est comme cela depuis la malédiction, et il n'y a que toi qui puisse m'aider, je le sais."
Je l'ai fixée bouche bée, l'air passablement abrutie, et j'ai péniblement balbutié; "M...moumou...momo...moi....moi? Moi? Mais comment?"
Elle me dit:"Tu as la Magie en toi !"
"Hein? La Magie? Quelle Magie?", demandais-je , abasourdie; mais je n'étais pas loin de penser que la pauvre avait dû perdre la tête à la suite de son malheur, ou alors c'était moi qui rêvait tout debout, et que j'avais un brin abusé des différentes lectures, de la S.F au Moyen-Âge, en passant par les romans et les polars, y compris les mythes du monde entier et les contes, légendes, histoires, etc....

Et la voilà qui remet ça en me disant que moi seule ai le pouvoir de transformer son histoire .
Bon, je ne suis ni la fée Morgane, ni la Dame du Lac, ni le druide Panoramix, ni le sorcier Gargamel, ni la sorcière Rachel, encore moins Baba-Yaga, ni Merlin, enfin bref je suis une personne sans pouvoirs magiques; une Moldue, comme dirait les fans d'un certain sorcier à la cicatrice en forme d'éclair sur le front; alors, vous pensez, moi et la magie, hein.....Et puis pourquoi moi?

Alors elle m'assena ces arguments --qui sont vrais mais chut! faut pas le dire, c'est un secret! (de Polichinelle)--:"Parce que tu aimes écrire, que tu as beaucoup d'imagination, puis tu n'as rien à écrire en ce moment!"; Touchée-coulée, la fille! Bon, alors j'ai dit "oui", et j'ai empoigné mon crayon et déniché un cahier qui possédait encore des pages blanches; denrée très vite consommée chez moi, soit dit en passant....

Mais quand j'eus terminé, je me rendis compte que ce n'était pas moi qui avait couché les mots de la première partie, mais bien la Dame Bleue, laquelle a guidé ma main , elle-même qui a conté la première partie, celle qu'elle avait vécue...
Et donc j'ai inventé la deuxième partie avec "mes pouvoirs magiques", afin de trouver une fin qui finisse bien.
Mais cela n'a pas été facile; j'ai dû allumer un feu dans la cheminée de mes rêves, afin de réchauffer doucement l'encre de l'écrivain dans le Chaudron des Mémoires, recharger mon stylo-plume--noblesse de la magie et de l'écriture oblige--, invoquer les Muses afin qu'elles reprennent le Chaudron des Mémoires ( à suivre une histoire sur ce sujet), et j'étais enfin prête.

A la vérité, il s'agit peut-être là de magie, car je n'ai pas l'impression d'avoir écrit, tel le moine concentré sur ses parchemins, mais plutôt, soit d'avoir rêvé, soit d'avoir accompli un voyage; je suis entrée dans le tableau...et j'en suis ressortie, puisque me voilà à taper sur mon clavier.

Premier chapître ; Désert .
La Dame n'était plus là.
Se déroulait devant moi un paysage, beau, mais aride, inhospitalier, qui avait la particularité d'être de toutes les nuances de bleu; sable, pierres, rochers, montagnes, collines, etc; du bleu-blanc au bleu-noir, toutes les nuances se trouvaient là; des pierres ordinaires, demi-fines, précieuses, s'offraient à la portée du premier qui aurait pu vaincre l'infernale et invivable chaleur dans la journée, et la nuit, le froid, qui fait gémir les arbres, mais il n'y avait pas d'arbres dans ce pays, le froid tout aussi insupportable que la chaleur, ce froid qui vous gèle le coeur, il en aurait fallu justement pour tenir ne serait-ce que vingt-quatre heures ici.

Du sable, donc, du sable et encore du sable à perte de vue, du sable de toutes les nuances de bleu, en journée ce sable brûle la plante des pieds, fait fondre le caoutchouc des semelles de chaussures de sécurité adaptées au désert; une chaleur à faire cuire un oeuf sur les pierres, simplement au soleil, mais il aurait fallu de l'eau, des végétaux, des oiseaux,...rien de tout cela! Vous pouvez donc oublier votre p'tit déj aux oeufs.
Rien que les pierres, le sable, le soleil le jour, le froid la nuit, les rochers....

Un désert plus inhospitaler, plus inhabité que le Sahara, plus chaud que la lave, plus gelé que la banquise à moins de 50 degrés Celsius la nuit.
rien ne donne espoir d'arriver quelque part, hors de ce désespoir, bref une parfaite image de celui qui ne connaît pas la joie de partager avec l'autre.

Rien, rien, vous dis-je, pas une piste, une trace, une empreinte, un indice de vie, pas un cactus, ni une oasis, ni même un mirage--précurseur de réalité à venir--, rien!-- illustration sans défaut de la solitude désepérée--, même pas un squelette d'animal, ni un de ces avortons d'arbustes au trois quarts racornis, penché à cause du vent incessant: d'ailleurs il n'y a pas de vent; aucune branche ornée d'aiguilles, quelques fleurs , oh, juste un espoir de vie, un espoir d'espérer, de clémence naturelle!

Eh bien non! Rien , nibe, que dalle, macache wellhou, pas plus de cactus que de crocs dans la gueule d'un très très vieux clébard.
Cet endroit-là illustrait à la perfection ce que c'était que d'être impitoyable.

Tout d'abord, il y a du sable fin, impalpable, puis des cailloux de plus en plus gros, jusqu'aux mesas bleues-vertes, brillantes, brûlantes elles aussi impitoyablement renvoyaient les rayons du soleil, soleil qui s'en donnait à coeur-joie ici, comme s'il prenait sa revanche sur les jours de pluie des pays vivants, et sur des endroits tellement humides car gorgés d'eau, que cette boule de feu n'y allait pas, de peur de se noyer dans les brumes ou d'y perdre ses rayons.

Mais dans ce désert-là, pourtant, il y avait eu de la vie heureuse, sans soucis, une vie de paradis.

Imagine, cher lecteur, chère lectrice, des lacs d'eau douce, des champs beaux à voir, des couleurs, des plantes, des fleurs, des arbres des papillons, des abeilles dansant pour le plaisir de nos yeux émerveillés; des vaches, des chiens, chats, etc....

Imagine aussi les enfants qui courent, dansent, marchent, grandissent, ont des enfants à leur tour. la vie, dans la joie, la mort dans la sérénité et la paix. Et comme ceci est le commencement de mon histoire, la paix n'a évidemment pas duré, à cause du mauvais coeur de l'homme.

Ce qui s'est passé? Mais patience donc! La suite dans un mois!

Chapitre deux : Du paradis au désert

Mais voilà qu'arrive, du fin fond de l'horizon, un nuage de poussière qui s'approche, qui grossit, dans la lumière déclinante de la fin du jour.
Et voici que se dessinent, de plus en plus nettement, deux silhouettes humaines, qui soudain trébuchent, tombent à genoux, se retrouvent à quatre pattes, puis s'effondrent à terre, épuisés par la longue fuite, devant la guerre, qui heureusement ne s'est pas étendue jusqu'à ce pays-là.
Ils ont trouvé refuge dans ce pays béni, alors leurs forces les abandonnent à la porte.

Mais, à force de vivre sans manquer de rien, s'installe la peur et donc le rejet envers celui qui n'a pas, qui a besoin du minimum vital.
Oh, je ne parle pas des habitants, qui ont, sur leur seule décision non concertée, transporté dans une maison proche et spacieuse les deux étrangers évanouis, car c'était une des lois fondamentales que d'accueillir l'Étranger.
Ceci dit, la loi n'était pas écrite, les habitants n'en avaient pas besoin; ils agissaient puis c'était tout.
Mais ça ne convenait point du tout au Roi, qui, devant un si magnifique pays, devant les abondants cadeaux de la nature, se persuadait peu à peu que ces bienfaits n'étaient dûs qu'à sa seule personne, songes dangereux qui amènent la vanité; puis la tête lui tourna complètement, au point qu'il interdit les frontières à toute personne n'étant pas de ce pays, donc il était délà passablement dingue avant cette histoire.

L'arrivée des étrangers l'irrita, et l'accueil des habitants le mit en colère.
Il chercha comment nuire aux nouveaux arrivants sans être pris en flagrant délit.
Il chercha, chercha...et il trouva.
Deux mois après l'installation des étrangers dans une maison vide de tout occupant, la population s'aperçut que des catastrophes se déroulaient pendant la nuit: silos à grains percés, fleurs des jardins arrachées, châteaux d'eau écroulés, moulins incendiés, etc...

Mais cela alla plus loin encore: un enfant disparut, ouis deux, puis trois...jusq'à dix!!!!
Les ministres du roi, qui étaient dans le coup, menèrent soi-disant l'enquête, se remuèrent beaucoup, déplacèrent de l'air, palabrèrent, etc...et même fabriquèrent de fausses preuves et, finalement "conclurent" que les coupables étaient les deux étrangers; ces derniers furent donc accusés, emprisonnés, jugés et réemprisonnés pour trente ans parce qu'ils avaient nié et clamé leur innocence.
Ils auraient eu moins si ils avaient avoué et plaidé coupables; mais comment peut-on se dire coupable alors qu'on n'a rien fait?

Mais le lendemain, leurs cellulles étaient vides. Les habitants bien sûr s'en réjouirent , mais pas, alors pas du tout ni les ministres, ni le Roi.

Le surlendemain, coup de théâtre; les enfants étaient rendus à leurs parents, en bonne santé, heureux, mais ils avaient quand même eu bien peur.
Un garçon raconta cette histoire:
"C'est le ministre du Roi qui m'a fait venir, 'sais plus pourquoi, après j'étais chez la Dame du Roi, celle qui est toujours habillée en bleu, c'est la Reine, vous savez, en ben elle pleurait, passque le roi il est méchant, et que elle, elle l'aime, et elle a peur parce que il est méchant, mais méchant, lui alors! Ouh, la la la la la la!
très très très méchant! Pis les deux zétranzers, ils sont arrivés, ils ont consolé la Reine, pis nous on est revenus avec eux".

Comment ont ils fait pour sortir de cette prison? Je n'en sais rien, la Dame bleue non plus, le seul moyen est d'entrer dans le tableau pour leur poser la question; mais n'est-ce pas là le mystère du conte? Je te laisse donc, cher auditeur, libre de réfléchir, d'inventer cet épisode, si tu veux.

Mais le juge du pays enquêta à son tour, car il était furieux que cette histoire se soit déroulée en son absence; absence aussi rares que ses vacances, il avait bien le droit d'en profiter, tout de même! Et de quel droit les ministres se mêlaient-ils de justice? D'injustice, plutôt! Non seulement ils avaient outrepassé leurs droits, mais en plus, ils n'avaient commis que des bêtises, dit le juge pour être poli.

Alors quoi, il avait fallu qu'il partît pour les affaires du roi, aux confins du royaume pour qu'on commette des stupidités derrière son dos! Il conclut son enquête minutieusement menée, en réhabilitant les étrangers, et fit publier la sentience dans la feuille de chou officielle--eh, oui, le journal était fabriqué à partir de la cellulose du chou-à -papier-et-à-cuisine dont étaient mangés le coeur et les feuilles intérieures, mais pas les deux couches de feuilles extérieurs; elles étaient , sans être empoisonnées, tout simplement impropre à la digestion; les sucs gastriques ne les attaquaient pas; pratique pour un régime amaigrissant, vous me direz, mais comme il y a risque de mourir de faim, je ne vous conseille surtout pas d'essayer, si vous vous aventurez dans ce pays; donc ces feuilles extéreures d'un chou par ailleurs succulent, totalement indigestes, convenaient parfaitement à la fabrication de papier, d'où le surnom "feuille de chou" pour tout journal, et d'ailleurs pour toute presse.
Le juge imprima sa sentence dans laquelle il révélait tout le complot;..... et c'est lui qui se retrouva au cachot!

Sachant cela, les habitants allèrent chercher ceux qu'ils ne considéraient plus depuis longtemps comme des étrangers, et leur dirent de partir, car le juge était emprisonné.

Mais l'étranger et l'étrangère refusèrent de partir de suite tout en préparant leurs bagages.
"Nous ne partirons pas d'ici sans sans le juge, déclarèrent-ils , nous allons le chercher, et sa famille et lui partiront avec nous."

Ils se déguisèrent en gardien et en gardienne de prison: mais, si je sais que la population les a aidés et soutenus, ne me demandez pas comment ils ont réussi à se mêler au personnel de la prison, ni comment ils ont pu faire évader le juge, et, à quitter ce pays; ne me demandez pas comment ils ont fait, je n'y connais rien en matière de magie, et donc je laisse aussi cet épisode à votre libre interprétation, tout ce que je sais, c'est qu'il n'y a eu ni violence, ni rien, donc ni blessés ni morts.

Deux jours plus tard, plus personne ne les vit dans le pays; le Roi, en personne, enquêta; mais il n'a jamais rien pu savoir; il rentra donc au château et conçut de son échec une telle colère, qu'il en tomba malade.
Alors un terrible évènement soudain se déchaîna; quand la servante voulut réveiller le souverain au matin afin de lui faire avaler un bouillon, elle s'aperçut avec incrédulité et horreur que celui-ci était transformé en statue de granit bleu, avec un coeur en pierre noire, à l'emplacement normal du coeur; puis un vautour entra dans la chambre et prit le coeur, l'avala, ne laissant qu'un trou dans la statue.

Ce que personne ne sait, sauf moi puisque je raconte l'histoire, et la Dame Bleue telle qu'elle me l'a transmise, c'est que le vautour laissa tomber la pierre noire en forme de coeur dans un petit ruisseau, tout de même profond d' un mètre. Impossible de le retrouver; impossible, dis-tu cher lecteur? Eh, non, rien n'est impossible à un coeur pur.
Seul un coeur pur peut en sauver un autre.

La Reine, accourue aux cris de la pauvre fille effrayée, fut encore plus encore plus terrifiée quand elle s'aperçut que les meubles de la chambre royale se tranformaient en granit bleu pricipalement ainsi qu'en minéraux de toutes les nuances de bleu et que ce phénomène s'étendait, s'étendait...
Les deux femmes s'enfuirent de la pièce, et allèrent porter la nouvelle dans tout le château qu'il fallait fuir le plus loin possible; donc tout le monde pour sortir à temps; et le dernier homme ferma les grandes portes, qui elles aussi prirent la consistance de et la couleur du granit bleu, de façon à ce que le visiteur ignorant croie ce château sculpté dans un seul bloc.

Alors, un enfant remarqua que s'étendait hors du château la "tache"de granit bleu, tout autour de cette construction du coup la population de tout le royaume s'enfuit, et passé le Grand Fleuve, elle rejoignit la Reine et son groupe dont les deux enfants royaux.

Même l'eau des puits, rivières, torrents, fleuves, si elle n'était pas transformée en cristal de roche, s'enfonça sous terre; et donc tout ce qui était végétal soit se déssécha et mourut, soit fut emporté par ceux et celles qui abandonnaient le pays en proie à une malédiction contre laquelle ils ne pouvaient rien; mais des graines et semences furent soigneusement conservées, et tout animal qui venait grossir le groupe des exilés était bienvenu.

Alors...alors il n'y eut plus rien à des milliers de kilomêtres alentours, même arrivé à la limite de ce désert de sable bleu, même en regardant en direction du centre, le visiteur ne voit rien et se détourne de cette chaudière où tout être humain vivant, s'il ne meurt pas sous la chaleur intolérable, ne résiste de toutes façons pas à la toute aussi intolérable descente de température, écart qui fait exploser les cailloux et les rochers.

Voilà, c'est ce que m'a raconté la Dame au Gant Bleu, la Reine.
C'était la narration de la catastrophe, et donc la première partie de mon récit.


Ma tâche est d'inventer la suite...comme si mon crayon était une baguette magique...
La suite de cette histoire, cher lecteur, sera dans un mois, histoire d'entretenir le suspense, et de reposer mes mains, ainsi que de ne pas attraper la crampe des écrivains, ce qui serait dommage, n'est-ce-pas? A dans un mois, alors!

Chapître Trois : L'Épreuve.
Ce que personne n'a su, c'est que la femme de l'Étranger, en partant de ce pays, a pris un caillou, en disant à son mari:
" Ce caillou-là est plus tendre, plus compréhensif, plus humain que le coeur du Roi."
Mais, le cheval ayant fait un brusque écart, le caillou, en forme de coeur, plus noir que le jais, tomba à terre; au même instant, le roi s'affaiblissait; alors, me direz-vous, quel est le "vrai" coeur du roi?celui trouvé par la femme, avant la maladie du roi, ou bien celui volé par le vautour?
Le fait est qu'il y en avait deux; bombé d'in côté, plat de l'autre; il fallait les réunir pour obtenir un coeur complet.
Le petit caillou noir resta là, parmi les autres pierres, le chariot s'éloigna....et c'est maintenant que les Muses, ayant béni mon stylo, me disent de paraître sous les feux de la rampe, et de conter la suite.

Sachez avant toute chose que le peuple avait trouvé un endroit assez accueillant pour s'y installer, ce qui se passa.

Ce que personne ne sait, sauf le corbeau Fernnak, --lointain cousin du corbeau Frannek, conteur des Chroniques de Loïr http://www.kaligan.net/, et moi qui vous raconte l'histoire, c'est que quand la Reine mourut de sa belle mort, entourée de ses sujets et de ses enfants, elle avait toujours le regret de son pays, et de son mari. Alors, là-bas, dans le Château de Granit Bleu, une statue de femme de la même matière que ce château, recouverte de lapis-lazuli, apparut à côté de la statue de l'homme, dans la chambre royale.

Un coeur rouge, en pierre de rubis, roula de la statue sur le sol.


Puis, le temps passant, puisque la vie continuait, la fille du juge et le prince Royal se marièrent; la princesse Royale et le fils de l'Etranger se marièrent, la fille de l'etranger et le fils du juge se marièrent, et comme dans toute belle histoire qui finit bien, des enfants doués en toute chose naquirent.
Mais cette histoire n'est pas finie.
Tous avaient sans le porter forcément sur eux, une préférence pour le bleu; d'où le surnom de Peuple Bleu.

Et passèrent des années, des siècles, avant que naisse une petite fille qui ressemblait étrangement au portrait de la Reine, surtout quand elle était habillé de bleu, et qu'elle adoptait la même position que la femme dans le portrait ...

Elle apprit le métier de son père, qui était lapidaire, et celui de sa mère, qui était sorcière, ou guérisseuse, à votre gré.
Elle vendait donc de magnifiques parures, mêmes simples, et elle guérissait tout et tout le monde.

Et comme le Peuple Bleu gardait l'histoire en mémoire et se la transmettait de génération en génération, vous pensez bien que la jeune fille la connaissait par coeur, l'histoire de la Reine Bleue!

La jeune fille se nommait Maëlanne, et savait aussi conter toutes sortes d'histoires; elle avait eu l'idée de se promener un jour sur le bord de la plage, et trouva un coeur en pierre noire, bombé d'un côté, plat de l'autre.
Elle le monta en pendentif, et le garda.

A force d'apprendre d'un côté et de l'autre, tu m'objecteras, cher lecteur, qu'elle n'avait pas le temps de s'amuser. Ah, ben si ! Elle trouvait toujours le temps de s'amuser avec les gens de son âge, depuis toute petite ; et si ce n'était pas la première aux fêtes et réjouissances, ce c'était pas non plus la dernière à rire et à danser.

Et le temps approchait où Maëlanne devait subir l'épreuve qui déterminerait définitivement l'orientation majeure de chaque personne; ceci afin que chacun des candidats prenne conscience de ses envies, ses aspirations, ses dons, talents, ses qualités et ses défauts.

Donc à chacun de faire preuve de qualités humaines, afin d'être digne du métier choisi.
Car, en ce temps là n'était point comme aujourd'hui où la majorité des humains devait trouver n'importe quel travail alimentaire, mais chacun prenait le temps de choisir; ou de se laisser choisir par lui; ce qui était beaucoup mieux, évitait à bon nombre de gens de se croire au-dessus ou en-dessous des autres, et donc d'être malheureux soi-même, et ce qui est plus grave, de rendre malheureux les autres; eh bien personne n'a, aujourdhui gardé cette tradition pourtant intelligente, ce qui a occasionné bien des problèmes, en occasionnera aussi, et personne ne me contredira sur ce point, sauf les crétins.

En ce qui concernait Maëlanne, elle travaillait à ce qui lui tenait le plus à coeur , c'est à dire à être guérisseuse, donc avec non seulement sa mère, mais aussi, afin de savoir, d'apprendre et de pratiquer le mieux possible son métier, et de mettre au point aussi ses manières de faire.
Il était conseillé de se délasser, car "trop de travail nuit"; croyez-moi, elle ne s'en privait pas !

Mais il faut que je vous dise en quoi consistait l'épreuve; ce n'était pas, comme on pourrait le penser, des interrogations sur papier pour tester les connaissances, ni des "travaux pratiques" pour vérifier la validité de l'examen, non, cela était déjà accompli tout le long de l'apprentissage.

L'Épreuve finale donc, était une confirmation ou une infirmation des désirs du candidat, et la réalité; pratiquement aucun n'échouait; mais quand cela était, il ne se passait aucun drame, c'était seulement la révélation d'un métier proche de ce que l'on avait choisi.

Soit cela se passait sur place, dans le village, soit cela se concrétisait en un voyage, choisi et voulu par le ou la candidate.

Et Maëlanne choisit le voyage, alors lui fut attribué un compagnon, magicien, conteur, expérimenté comme si il avait vécu depuis le début du monde, toutes les vies passées, présentes et à venir.

C'était un corbeau noir, du nom de Fernnak, le cousin lointain de Frannek, http://www.kaligan.net/index.php?showtopic=130, compagnon de Loïr, et auteur avec Kalonwen des Manuscrits de Kalonwen http://www.kaligan.net/index.php?c=5 ainsi que des Chroniques de Loïr : mais pour lire ces merveilles, il faut faire partie des membres de Kaligan, c'est à dire des Kaliganaoued, en traduction en langage d'aujourdhui, s'inscrire sur le forum http://www.kaligan.net/ du site internet de Tornaod http://www.tornaod.com/ .

Note de l'auteur, juste pour rire, et puis parce que j'aime bien , non mais !
Eh, bien non, dis-je, point désolée du tout de vous contredire, vous voyez bien que cela ne consiste pas à fabriquer des potions sous l'oeil critique d'un Severus Rogue, ni à se transformer en animal avec la non moins charmante mais ferme professeur Mc Gonagall, ni à se prendre pour Harry Potter, ( un très lointain cousin de Maëlanne, dans une dimension autre que le temps et l'espace ) car ceci est une autre histoire, que vous pouvez trouver ici; http://harrypotter.warnerbros.fr/main/homepage/home.html et si vous êtes intéressés par ce sorcier, lisez donc les livres de JK Rowlings, allez au cinéma, et amusez-vous bien.
Dans l'univers de Maëlanne, point de collège, d'école; il y avait des réunions, mais l'apprentissage lui-même était beaucoup plus souple, mais d'un autre côté plus sévère et plus surveillé, sans que cela soit pris comme contrainte

Maëlanne, donc ne paraissant devant tout le village, devant les Anciens, les jeunes, les femmes, les hommes, déclara qu'elle irait vérifier la légende , savoir si le Roi avait perdu son coeur, si il était transformé en pierre aussi dure que du granit; et tout le monde fut pris d'une grande inquétude; c'est alors que parut Fernnak, lequel, se posant sur l'épaule de notre héroïne, dit simplement qu'il l'accompagnerait comme chroniqueur de son voyage; alors tous et toutes surent que la jeune fille était bien protégée, car chacun sait qu'un corbeau qui pratique la magie, qui écrit et qui parle, est un corbeau de bel esprit, de coeur, destiné à devenir un corbeau blanc, ou redevenir un humain, après avoir aidé un héros ou une héroïne à réussir quelque chose de pratiquement impossible; et croyez-moi que simplement s'enfoncer dans le Désert de Sable Bleu n 'est pas une mince affaire; même pour une magicienne ou un magicien confirmé(e). Car lors de l'épreuve, il fallait être accompagné par un être vivant qui raconte, comme les scribes accompagnant Pharaon dans ses jours de vie, ou les ménéstrels et Troubadours, transmetteurs de mémoires, qui parfois restaient aux côtés des Seigneurs chevaliers aux guerres, aux lointains et périlleux voyages; mais il n'y eut que Merlin pour protéger Arthur; et encore, s'il fut tué, c'était parce qu'il devait l'être.

Dans l'épreuve, il ne s'agit pas de laisser le candidat en grand péril, car il lui fallait revenir pour que soit ou non confirmée sa vocation, et contrairement à tous les conteurs et rapporteurs que je viens de citer, il fallait quelqu'un d'impartiale et qui puisse la protéger; donc, qui pouvait remplir cette mission mieux qu'un corbeau?

Donc, devant l'assemblée des villageois, elle confirma son projet, et tous l'approuvèrent.

La dernière image que ses parents, le coeur serré et les larmes aux yeux, ainsi que chaque habitant du village, eurent de Maëlanne, avant qu'elle ne revint de son étrange voyage, fut une silhouette bleue, sac au dos, bâton de route dans une main, et un corbeau noir sur l'épaule; chantaient -t-ils tout deux, discutaient-ils, ne disaient-ils rien , c'est ce qu'il m'est impossible de savoir; et de toutes façons; cela n'est point important; elle partit d'un bon pas,-- ce matin-là, il faisait frais, c'était le début de l'hiver-- en direction du soleil levant.

Cher lecteur, maintenant que cela est dit, que va-t-il se passer? Quelques chapitres après celui-là sont déjà écrits, tandis que les autres attendent le bon vouloir de ma plume offerte par le corbeau blanc, mais sache qu'elle refuse de travailler le jour; elle préfère s'affairer
alors que je dors et que rêve. Est-elle capricieuse, n'est-ce pas? Mais aussi, quand j'ai reçu du monde à table hier, qu'auraient-ils dit d'une plume vivante?
Elle me dit aussi, cette étrange plume blanche, qu'en fait c'est moi qui écris et qu'elle ne fait que retranscrire mes rêves; alors je m'interroge;les rêves sont-ils de simples fantaisies ou des franchissements de barrières entre les mondes par l'esprit léger et subtil ? Maëlanne n'existe-t-elle pas réellement quelque part, entre le passé et le futur? Où alors a-t-elle vécu, est-elle encore à naître?
Je ne sais; mon véritable plaisir est de conter; peut-être rencontrerez-vous une jeune fille vêtue de bleu, avec un corbeau blanc sur l'épaule, cela voudra donc dire que notre temps
est terminé,nous les soi-disant hommes modernes, et que voici celui des humains qui vivent en harmonie avec la nature, qui parlent aux animaux, aux plantes, aux rochers, et où le crapaud retrouve sa forme de prince par la grâce du baiser d'une princesse, et où la princesse est délivrée de sa forme de grenouille par la grâce du baiser d'un prince; mais quand je dis prince ou princesse, c'est décidemment de la noblesse du coeur et non point du sang que j'évoque ici.
Ah mais tu ne m'écoutes pas , lecteur-visiteur! Tu veux la suite? Mais attends donc, c'est dans un mois! Il faut respecter le calendrier , sinon, c'est le bazr complet, et la plume balnche me demandera trois mois pleins de congés payés! Eh, oui, elle a beau être issue d'une dimension hors l'espace et le temps, je crois bien qu'elle a compris certaines choses d'ici-bas!

CHRIS de BREIZH-CORSICA/ Les magiciens et le dictateur

Cette fois-ci, je vous raconte une histoire que ma mère et moi avions inventé un soir qu'il pleuvait, et que j'étais de corvée (oh, la douce servitude!) pour la traditionnelle berceuse et la non moins traditionnelle histoire du soir, afin d'endormir mon frère et ma soeur; petite anecdocte; impossible d'y couper! Si jamais j'avais le malheur de trop traîner, j'entendais les sirènes! "Alors Christine, tu viens?"
Aujourd'hui, mon frère a 25 ans, et ma soeur 24, mais nous n'avons jamais oublié..dommage que je n'ai rien écrit à ce moment-là. .
Je retranscris ce conte avec quelques améliorations persos; je l'avais inventé quand j'avais une dizaine d'années.

Ce conte est un remerciement et un hommage à tous les artistes, peintres, musiciens, conteurs, sculpteurs, etc..qui font la vie plus belle, ainsi qu'à tous ceux et celles qui nous ont quitté; parce qu'un artiste est forcément un magicien et comme le chante si bien Peio Serbielle, "le poète est mort mais son chant commence à vivre".

Attention! c'est un conte à épisode; (non, j'ai pas pu résister).

Chapître 1 / Chapître 2 / Chapître 3 / Chapître 4

Chapître 1 / Formation d'un orchestre et le roi malade.

D'abord, il y a la femme et l'homme qui chantent, qui enflent, et qui diminuent la voix; ensuite, ils prononcent des mots d'une certaine façon, en suivant des notes de musique; cela s'appelle chanter; puis, ils prennent des instruments à vent, et soufflent dedans;saxophone, bombarde, des instruments à cordes, et ils tirent et pincent les cordes; guitare, bouzouki; des intruments à percussions, et ils frappent dessus; tambour, grosse caisse; d'autres instruments à cordes, et ils font grincer des morceaux de bois sur les cordes; ce sont des archets, qui frottent les cordes des violons, ou violoncelles, ou contrebasses....
et d'autres instruments qui sont....je dirais....un tit peu bizzarroïdes!
Z'avez déjà vu une grosse poche de cuir, avec des sortes de flûtes(bourdons) qui dépassent d'un peu partout? un instrument qui vraiment contient presque toutes les joies et les malheurs des hommes, un instrument dans lequel on peut souffler, on peut le cacher sous le bras, mais il fait toujours autant de bruit! Cest la cornemuse, et sa voisine la veuse, sa soeur la gaïta, et tant d'autres noms.....
Et voilà, l'homme en noir, le sonneur, tout droit sorti de la Bretagne, avec son ami, l'autre sonneur, joueur de bombarde; ils s'en reviennent d'une noce; la dernière fois, ils ont été à un enterrement, c'était beaucoup plus triste; mais là, ils sont heureux, et jouent de la musique sur le chemin du retour.
Voici les mélodies orientales, avec l'oud; le bouzouki, la bombarde.
 Voici l'Afrique avec ses voix et ses tambours;
Voici toutes les langues des pays, régions et tout petits coins dans les tout petits pays;
voici les violons, les contrebasses, les violoncelles,
voici les guitares, sèches, classiques, électriques,
voici la clarinette, le hautbois, la flûte à bec et la flûte traversière;
voici les tambourins, les tambours, les triangles, les grosses caisses, les caisses claires, les cymbales et les crécelles;
voici les cors; les saxophones, les trompettes;
voici le piano droit, le piano à queue, le synthétiseur;
Voici les autres instruments dont j'ai oublié le nom;
et tout et tous forment un orchestre.

Mais voilà; un jour dans ce royaume, il n'y eu plus un seul instrument, plus une seule voix, plus une seule note; rien ne devait faire de bruit; même la pluie, le vent, les objets qui tombent étaient devenus silencieux; rendez-vous compte, même les animaux de la ferme ne devaient pas pousser leur cri; c'était interdit par décret royal!!!!!!!!

Les deux sonneurs bretons , qui devaient passer la nuit chez moi, pour le fest-noz organisé pour mon anniversaire, m'avaient raconté cette histoire, une fois qu'elle fut terminée, car ma maison se trouvait sur le chemin qui les ramenait chez eux.

Le roi d'alors était malade; il convoqua un soir ses médecins; qui ne trouvèrent rien; et un des fils du Baron de Catalogne pensa qu'il fallait chanter des chansons douces, lentes, rapides, gaies, et le roi serait aussitôt guéri.
Mal en prit au chanteur; on l'accusa d'avoir voulu empoisonner le roi, et d'achever de le tuer avec du bruit!!!!!!!!!!!!!!

De fait, le roi fut retrouvé mort un matin, et le catalan fut jeté en prison.
Un des fils du royaume d'Euskadi connut le même sort, car le roi ayant été remplacé par son fils, ce fils tomba malade aussi; et mourut;
Ainsi en fut pour tous les fils du roi, sauf le dernier ainsi en fut pour tout les fils des royaumes vassaux; bretagne, corse, flamand, occitan, chti, kabyle, alsacien lorrain; et tous les autres ou faisant partie d'un petit royaume ou totalement étranger; mais pensez-vous que quelqu'un d'un peu intelligent s'avisa qu'un serviteur, toujours le même, était tout le temps avec les malades, à administrer des remèdes en veux-tu en voilà? eh,non.
Ce serviteur était fourbe, mauvais et ambitieux; et inventa ce décret contre la musique, le jour où le silence était total, et administra un remède à sa victime, qui recouvra aussitôt la santé; mais malheureusement perdit son jugement !!!
Car il crut les mensonges de son serviteur, par rapport à la musique.

C'est ainsi que les musiciens de toutes sortes qui vivaient dans le royaume furent ou emprisonnés, ou exilés.

Or, un jour, il se passa quelque chose d'encore plus extraordinaire; le roi d'alors avait eu une fille, la fille avait grandi, et il était temps de la marier; mais voilà qu'elle tombe malade; impossible de la guérir: impossible? que dis-je là?

                                   Retour menu

Chapître 2 / La princesse prend époux et la fuite en même temps.

La princesse était allongée sur son lit; oh, elle n'allait pas très bien; teint de cire, ne mangeant pas, buvant beaucoup de soupes et de liquides divers et variés, eau, chouchenn et bière (pas de whisky, ça c'est bon pour nettoyer les verres de lunettes et les vitres), jus de fruits et bouillons de poissons et de viandes; même les fées, les sorcières et autres rebouteux n'y purent rien; oh si, ils connaissaient parfaitement le remède; mais le moyen de le révéler au roi sans que celui-ci se fâche???

Un sorcier le fit, pourtant, et se retrouva dehors du palais, avec la marque des semelles de Sa Très Cinglée Majesté imprimée sur le séant!!!!!!!!!!!!!!!

Mais, une nuit, un très jeune homme, du même âge que la princesse, vint tout simplement jouer de la flûte sous les fenêtres du palais; alors, la jeune fille, qui ne dormait pas, retrouva d'un coup la vie, et se précipita à la fenêtre, sous le regard ébahi de sa garde-malade; se pencha, aperçut le flûtiste, et battit des mains; mais vous pensez bien que ce bruit insolite et interdit réveilla tout les habitants du palais;
et quand le roi arriva, plein d'une colère immense et dévorante, il trouva le moyen d'augmenter son sentiment, car il aperçut un charmant tableau; le flûtiste jouait de tout son coeur; sa fille chantait, dansait, riait, et regardait souvent le musicien; les gens autour s'amusaient très bien aussi;mais quand la garde arriva, il y eut un instant de gêne, lequel instant se transforma en joie, car les soldats jetèrent armes et armures et se joignirent à la fête; soudain, tous et toutes se figèrent; le roi venait d'arriver et de lancer un sort; il envoya tout le monde dans les geôles de la ville; tout le monde,sauf le flûtiste et la princesse, qui se donnaient la main; le roi, par pure cruauté, jeta un sort qui brisa la flûte en mille morceaux; mais la princesse jeta un sort sur les débris, et aussitôt de grands arbres magnifiques poussèrent, et l'un d'eux laissa tomber une branche aux pieds du musicien, de quoi tailler une autre flûte; la pricesse la déposa dans le sac du jeune homme; quand au roi, il ordonna à sa fille;
"-Rentre dans ta chambre, tu n'as donc pas honte?
-Mais papa, répondit la jeune fille qui n'avait pas sa langue dans sa poche; c'est injuste! Je suis guérie, tu ne vois pas? et je veux l'épouser!
-Si tu l'épouses, tu n'es plus ma fille! tonna le roi.
-Qu'à cela ne tienne! Je suis heureuse avec lui!
-Ah, oui? Eh bien, si personne d'autre que moi ne s'oppose au mariage, vous serez exclus du royaume! Mais si une autre personne, qui ne fasse pas partie de mon conseil, s'y oppose, tu ne l'épouseras pas, et il moisira au cachot!

Un nouvel attroupememnt s'étant formé, tout le monde cria et hurla "Vive la princesse! Vive le musicien!" et personne pour s'opposer au mariage; ce fut vite fait, bien fait, et les jeunes mariés s'en furent .....

Chapître 3 / Les habitants quittent le royaume.

Mais voilà que les animaux, d'abord les plus petits et, peut-on penser, les plus insignifiants, tels que mouches, cafards, vers de terre, escargots, sauterelles, moustiques, araignées, phasmes, grenouilles, crapauds, fourmis, lézards, ainsi que tout plein d'autres, s'en vont; ensuite les un peu plus grands, comme les hérissons, chauves-souris, musaraignes, souris, rats, chats, poules, coqs, poussins, oies et jars, cane, canards et canetons, cygnes, hamsters, cochons d'Inde, lapins et lièvres, tout les oiseaux du royaume, ceux qui chantent, qui ne chantent pas, qui vivent la nuit, qui vivent le jour; mais ce n'est pas fini! Car c'est au tour des chiens, chevaux, vaches, chèvres, taureaux, veaux, marcassins, laies, sangliers, brebis, béliers, agneaux, chevreaux; si j'ai écrit en désordre, c'est que ces animaux s'en vont en désordre.

Evidemment, les paysans les suivent, le coeur navré de quitter le pays, mais il n'y a rien d'autre à faire, alors....alors, voici les enfants, les papas, les mamans, puis les autres; forgerons, maréchaux-ferrants, boulangers, médecins, rebouteux, sorciers, magiciens, tapissiers, bijoutiers, bouchers,...jusqu'aux petits marchands de fleurs et de fruits, le curé et le pasteur; ce qui n'empêche pas que les forgerons et tous les autres peuvent très bien être papas et mamans, comme ma grand-mère maternelle, qui était blanchisseuse, et maintenant à la retraite; je sais, vous vous en fichez, mais tout le monde at-il un grand-mère qui faisait du vélo et une grand-mère qui faisait du cheval? Non? Alors taisez,-vous, c'est moi qui raconte.

En sept jours, les villages et leurs alentours furent vidés de toute vie.
En deux semaines, ce furent les fiefs..
En trois semaines, les régions furent abandonnées par les bergers et les charbonniers.
En un mois, il ne resta plus que le Roi, car sa femme, la Reine, la mère de la princesse, s'en alla aussi, avec tous les habitants du château.


Et le roi se retrouva tout seul; tout seul, et complètement cinglé.
Car il se trouva qu'il ne supporta plus du tout le frôlement de la brise, pourtant si légère.
Et comme il était vide, il sécha sur place, et devint un arbre sec
Un arbre sec qui se fendit en quatre, les quutre morceaux tendus vers les points cardinaux,; un vers le nord, un vers le sud, un vers l'est, un vers l'ouest.
Au milieu, il y eut un nid, et un oisillon chanta.

Mais, pendant ce temps, tout ce beau monde qui avait quitté le royaume, retrouva la princesse, maman de deux filles et deux garçons, nés en même temps tous quatre.

Tout le monde fut heureux, et l'histoire n'est pas finie.....

Chapître 4 /Quatrième et oui, cette fois-ci dernier chapitre!

Les enfants grandirent, et il fallut bien déterminer avec sagesse, qui prendrait la tête du royaume, q
uand le Roi disparaîtrait.

La grand-mère eut une idée, approuvée par tout le monde; si un morceau du royaume vient à un enfant, c'est lui ou elle, qui en prendra le commandement.

Aors, il se passa quelque chose d'extraordinaire,
oui, même dans un pays où l'on fréquente des sorcières,
où une souris se transforme en morceau de gruyère,
même la plus chevronnée des fées en tomba sur le derrière.

Une nuit, il venta très fort; le lendemain, chancun des princes et princesses se retrouva avec un de leurs jouets provenant de leurs chambres d'enfants.

Leur papa, qui, rappelez-vous, est le musicien qui guérit son actuelle épouse, dit qu'il fallait les laisser choisir.

Mais alors que tout le monde étati rassemblé sur la place, en train de discuter, blablater, bavarder, bavasser, proposer des idées et des solutions aussi farfelues les unes que les autres, voici qu'arrive le centaure blanc, qui déclara que celui ou celle qui trouverait l'oiseau qui chante dans le pays du silence, celui-là seul deviendra le roi ou la Reine du royaume.

Il faut dire que, d'une part, le royaume devait être gouverné par celui qui en était capable, et que les enfants royaux avaient décidé ceci; quelle que soit l'épreuve, ils y participeraient, mais ne se sentaient nulle envie de gouverner.

Et le centaure blanc, comme si il avait tout compris, déclara que les enfants à partir de dix ans pouvaient participer à l'épreuve.

Et comme tout les enfants , à ce moment-là avaient dépassé les quinze ans, tous partirent.

Mais ils ne partirent pas tous avec le même but, même si ils se dirigèrent verrs la forêt.

Il y en a qui étaient allés cerhcher des fruits, des légumes, des racines, des herbes; d'autres partirent chasser, d'autres ramassèrent du bois pour le feu, ce qui fait que seulement six enfants partirent véritablement; et les autres revinrent au village, avec ce qu'ils avaient pris, cueilli, coupé, chassé, etc...

Il y avait évidemment les quatre enfants royaux, et deux enfants que nul ne connaissait; car ils venaient du fin fond du vieux marécage, région dans laquelle il n'était pas facile de vivre.

Les deux déshérités n'étaient pas de la même famille, ils étaient amis, c'est tout.

Le chemin fut facile et les enfants atteignirent sans aucun problème le royaume.

Les enfants royaux prirent la route directe, les autres passèrent par la route des arbres, et arrivernt les premiers devant l'arbre détruit par la foudre; là, se trouvait un oiseau au plumage gris, avec des touches de blanc et de noir, qui chantait, chantait, chantait, et les fleurs poussaient, la pluie tombait et le soleil brillait, les autres arbres bourgeonnaient et fleurissaient, et, une seconde après, les enfants royaux étaient là, et conférèrent la dignité de Roi et Reine aux deux enfants du marécage.

Les enfants royaux envoyèrent un des leurs pour tout raconter. Alors, tout le monde revint, et les gars et les filles dansèrent. Il y eut beaucoup de mariages cette année-là, et beaucoup de naissances l'année d'après.

La Reine-mère s'approcha de l'oiseau pour l'écouter, et, au fur et à mesure, elle se sentait pousser des plumes, et rapetir; elle s'envola, rejoignit son mari d'oiseau et chanta avec lui.

Du coup, l'arbre fendu en quatre guérit, et garda en souvenir quatre belles maitresses branches dont une est pointée vers le nord, une vers l'ouest, une vers le sud, une vers l'est. Dans les branches, il y a toujours des nids d'oiseaux chanteurs. Les gens du pays disent cette histoire pour les enfants, mais il ya des grands aussi qui l'écoutent; c'est qu'ilsont gardé un coeur d'enfant et ils racontent cette histoire à leur tour.

Et comme les gens de cet endroit-là aiment les oiseuax chanteurs, ils y en eu plus que ma grand-mère n'a de poils au menton.
Allez-donc vous y frotter.

CCBC, je suis enfin arrivée à la fin de mon histoire.
Je suis contente, et je vous dis à plus tard, pour une autre aventure.

A suivre

                                  Retour menu

 
© Galeries du Temps à Naître - 2004